Lodévoise d’adoption, Colette Vuillemenot est engagée dans la vie associative locale depuis plus de 20 ans. Travaillant auprès des jeunes et des retraités avec pour seul moteur : de la passion, de la passion, toujours de la passion…
Un engagement de toute heure
Une rencontre décisive, celle avec Charlie Amico, directeur de la Maison des Jeunes et de la Culture. Alors que la MJC venait d’être déclarée et que les activités débutaient, Colette a très vite intégré l’équipe des membres actifs, prenant une part grandissante dans la vie de la structure : d’abord en tant qu’adhérente lambda puis très vite comme responsable de section et membre du Conseil d’Administration. Son engagement, son dynamisme l’ont vite propulsée à la tête de la structure. Travailleuse acharnée, elle ne ménage pas ses efforts. Elle donne, sans compter. « Ce que je fais aujourd’hui, je l’ai choisi. C’est un choix délibéré! », nous confiait-elle. Pendant toutes ces années, Colette multiplia donc les engagements, les activités au sein de la MJC, et ailleurs. Puisque Colette animait également régulièrement des Ateliers Théâtre dans les écoles mais aussi dans les maisons de retraite.
Une énergie débordante
Colette a toujours su communiquer ses envies, ses passions pour la lecture, l’écriture. Raconter, dire des histoires, Colette sait faire. Indéniablement. Elle écrit aussi. Mais elle le dit moins. C’est que Colette en a épaté plus d’un. Comme à la Bibliothèque Municipale de Lodève où elle animait régulièrement « L’Heure du Conte », une heure attendue de tous, petits et grands. Même les plus indisciplinés venaient l’écouter à chacune de ses interventions, quasi religieusement! Ou comme ce jour où elle passait un examen. Alors qu’elle avait choisi d’improviser sur « La Chèvre de Monsieur Seguin », sa prestation estomaqua littéralement le jury, mais aussi tous les autres candidats. Et de commenter, un large sourire aux lèvres : «c’est le théâtre qui m’a appelée, c’est pas moi qui suis allée vers le théâtre!». Bien lui en a fait! Ce fut une période très active. D’autant qu’à ce moment-là, la MJC enregistrait un record de participation avec quelque 700 adhérents.
Le parcours d’une combattante
Après ces années de faste, des années de galère suivirent… Nous sommes au début des années 90. Colette préside la MJC. Entre l’équipe municipale et la direction de la MJC, le courant ne passe plus. Colette entend rester une femme libre, dans ses actes et dans ses propos. C’est la rupture. Et le début, pour Colette et la MJC, d’une période pénible. Soutenue par la Fédération des MJC de France, Colette dut se battre pour que les activités de la MJC puissent continuer. D’un tempérament combatif, Colette s’arma de patience et résista jusqu’à ce qu’elle gagne, en 2001, son procès contre la municipalité. Aujourd’hui, plus sereine, Colette dirige une MJC en développement croissant : la MJC Intercommunale du Lodévois-Larzac où l’intercommunalité prend une place plus importante par la multiplication d’actions en direction de la jeunesse des villages. La culture et l’animation locale sont au centre de ces initiatives destinées à aider à « dynamiser les villages en impliquant les oisifs ». Des idées plein la tête, Colette mène plusieurs projets de front, comme ce projet « Jeunes » lancé sur des thématiques différentes chaque trimestre - la santé, l’international - ou la création d’une Commission Jeunesse…